Agriculture: 43 innovations prêtes à transformer les champs malgaches
2026-02-09 - 04:48
Des solutions concrètes pour transformer durablement l’agriculture prennent forme à travers le partenariat entre le Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) et le CGIAR. Dans ce cadre, un atelier stratégique de trois jours s’est tenu du 4 au 6 février à Ampefy, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae), réunissant chercheurs, vulgarisateurs et autorités nationales et locales. Financé par le Gouvernement malgache avec l’appui de la Banque mondiale, le FSRP vise à renforcer la résilience du système alimentaire face aux effets du changement climatique. Le programme s’appuie sur un consortium regroupant le CGIAR, des centres nationaux de recherche comme le Fofifa et le Fifamanor, ainsi que des structures spécialisées dans la mécanisation agricole et le contrôle des semences. L’atelier a permis de partager les résultats de recherche et de construire une stratégie de dissémination des innovations agricoles à l’échelle nationale. L’objectif consiste à créer un lien opérationnel entre les développeurs de technologies et les acteurs chargés de leur diffusion, afin d’assurer une adoption efficace par les producteurs. Des technologies testées avec les producteurs A ce jour, 43 technologies agricoles ont été identifiées et testées dans les cinq zones agro-écologiques de Madagascar. Elles concernent notamment les filières prioritaires comme le riz, le maïs, le manioc, la pomme de terre et l’élevage. Les producteurs sont directement impliqués dans leur validation, garantissant des solutions adaptées aux réalités du terrain. « Le principal défi reste logistique : passer des parcelles d’essai à une diffusion à grande échelle », souligne Mamitiana Eric Randriamiarimanana, coordonnateur de la convention FSRP–CGIAR. Le rôle des femmes dans l’innovation agricole a également été mis en avant. « Soutenir les agricultrices, c’est réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire », rappelle Hélène Razafindrasoa, présidente de la FVTM, alors que les technologies sensibles au genre figurent parmi les indicateurs clés du projet. Une descente sur terrain dans la région Itasy a permis aux participants d’observer les essais semenciers et les processus garantissant la qualité des semences, capables d’améliorer les rendements jusqu’à 10 %. Ces échanges directs ont renforcé la confiance des producteurs et mis en lumière les défis liés à la production de semences de base accessibles et de qualité. Sera R.