Ce dont Madagascar a le plus besoin
2026-02-24 - 04:25
La construction de l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina se poursuit ! C’est une très bonne nouvelle car certains esprits malintentionnés ont déjà avancé que le nouveau régime n’avait pas l’intention de continuer les travaux de construction de cette nouvelle infrastructure. L’idée avancée est que c’est un projet initié par l’ancien régime. Et que pour cette raison, quand les travaux seront achevés, ce dernier pourra toujours ergoter que c’est lui qui a lancé l’idée de la construction et commencé les débuts de travaux. Le cas échéant, il faut savoir que c’est un état d’esprit que tout haut responsable d’Etat, de quelque niveau qu’il soit, se doit d’effacer de sa tête. Ne serait-ce qu’au nom du sacro-saint principe de la continuité de l’Etat, cet état d’esprit doit être honni. La seule motivation qui doit dicter la décision de tout haut responsable est la recherche de tout ce qui est bien pour la population de Madagascar. Et dans cet ordre d’idée, une autoroute apportera forcément de nombreux avantages indiscutables. De toutes les façons, on n’a plus rien à perdre en continuant les travaux du moment que le contrat est déjà signé. Beaucoup d’argent doit avoir été déjà investi (entre autres, sur les 20% du financement que Madagascar doit apporter) et les dommages collatéraux (rizières Qu’on le veuille ou non, la réalisation de ce projet routier doit être maintenue contre vents et marées. Elle apportera d’énormes avantages en termes de circulation des personnes et des marchandises. Avec une vitesse moyenne de l’ordre de 100 km/h, on pourra facilement effectuer le trajet tout au plus en 4 heures. Autrement dit, on pourra faire l’aller-retour dans la même journée. Cela permettra aux transporteurs de réaliser un chiffre d’affaires plus conséquent. Ce qui est vraiment irréalisable avec la RN2, même quand bien même elle était dans son meilleur état Les avantages seront multiples. Entre autres, avec une réduction du temps pour effectuer le trajet, il s’en suivra une diminution des frais de transport, en théorie. Cela dépendra de chaque transporteur. Une concurrence ouverte entre eux déterminera finalement ces frais. D’autant plus que la nouvelle chaussée est prévue pouvoir supporter des charges allant jusqu’à 44 tonnes. Or, plus le volume pouvant être transporté est important, moins les frais de transport seront élevés. Cela impactera certainement sur les prix des produits sur les marchés. En tout état de cause, une nouvelle infrastructure routière est toujours utile en plus du lifting que vont connaître celles qui existent déjà. Des routes praticables pendant toute l’année (nouvelles ou anciennes), vue l’immensité du territoire, c’est ce dont Madagascar a le plus besoin. Ranaivo Lala Honoré