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Complexe Mohammed VI: le joyau qui fait rugir les Lions de l’Atlas

2026-03-25 - 04:24

Lorsque le Brésil croisera la route du Maroc, lors de la 26e Coupe du monde, il ne tombera pas sur une équipe surgie de nulle part. Quatrième à Qatar 2022, champion du monde des moins de 20 ans et vice-champion d’Afrique, les Lions de l’Atlas ne cessent de faire trembler les cadors. Et derrière cette ascension fulgurante un pari gouvernemental qui a mis les petits plats dans les grands, pour construire le Complexe sportif Mohammed VI, niché à Salé, dans la grande banlieue de Rabat, la capitale du Royaume, pour la coquette somme de 470 millions de reais. Ce n’est pas un simple centre d’entraînement, loin de là. C’est une véritable usine à talents, un écrin où l’on façonne l’avenir du football marocain, chez les garçons comme chez les filles. 27 équipes nationales y peuvent fouler les pelouses en même temps. Sport et études se conjuguent : 155 joueuses des catégories U13 et U15 passent leurs matinées sur les bancs d’école et rappliquent l’après-midi pour suer sang et eau sur le terrain avant de plonger dans leurs devoirs. Une formule gagnante qui forme non seulement des footballeuses, mais des athlètes complètes. Une fabrique de champions en herbe Inauguré en 2019, ce bijou high-tech abrite le siège africain de la FIFA, cinq hôtels de luxe, des restaurants, des salles de musculation dernier cri, onze terrains de football dont deux couverts, un terrain de futsal, une clinique d’odontologie et un centre de rééducation ultra-moderne. Mieux encore : grâce à un partenariat avec la Fondation Université de la Santé, une clinique internationale de traumatologie a ouvert ses portes. Joueurs nationaux, internationaux ou simples citoyens, tout le monde peut y être opéré. Le Real Madrid y a déjà posé ses valises pendant la Coupe du monde des clubs 2022. Pas étonnant : éloigné du tumulte de la ville, le complexe offre un calme olympien, un havre de paix idéal pour que joueurs et staff technique gardent la tête froide et les jambes fraîches. Un modèle d’écologie Et question écologie, on ne fait pas dans la demi-mesure : eaux usées traitées sur place, panneaux photovoltaïques et solaires qui assurent 45 % d’autonomie du stade. Et, seuls des véhicules électriques circulent dans l’enceinte. Au cœur de ce temple du ballon rond trône aussi le Musée de la Fédération royale marocaine de football, véritable caverne d’Ali Baba qui racontent l’histoire du football national depuis ses premiers balbutiements jusqu’aux ex­ploits de la génération dorée d’aujourd’hui. Naisa

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