Conservation de la biodiversité: Madagascar s’acquiert 21 nouvelles aires protégées
2026-02-06 - 04:28
Dans son engagement stratégique pour la conservation de la biodiversité, Madagascar vient de s’acquérir 21 nouvelles aires protégées (AP) à travers des arrêtés interministériels de protection temporaire. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd), ces nouvelles aires protégées, qui sont terrestres, marines et mixtes, s’inscrivent pleinement dans le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, et contribuent à l’atteinte de l’objectif 30 by 30, visant à protéger 30% des terres et des mers d’ici 2030. Pour une superficie couvrant près de 1,82 million d’hectares, 15 sont des AP terrestres, 5 des AP marines si la dernière est une AP mixte, « illustrant ainsi l’approche intégrée adoptée par l’Etat pour préserver à la fois les écosystèmes terrestres, côtiers et marins », a indiqué le ministre de l’Environnement, Mickaël Manesimana Rafanomezantsoa, lors de la cérémonie de remise officielle des arrêtés et de délégations de gestion, hier au Carlton Anosy. « Après dix ans sans création d’aires protégées, le gouvernement de la Refondation inverse la tendance en relançant l’extension d’un réseau national », a fait savoir dans son discours le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, tout en saluant l’engagement constant des partenaires et bailleurs de fonds dont l’appui est déterminant pour la pérennité des AP à Madagascar. «La protection durable de notre biodiversité fait partie des priorités de la politique de refondation de Madagascar à travers l’extension des aires protégées ainsi qu’à l’appui aux recherches sur la conservation de nos ressources naturelles», a souligné de son côté le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina. La cérémonie d’hier s’est clôturée par la remise d’une dizaine de décisions de délégation de gestion d’AP auprès de leurs nouveaux gestionnaires respectifs. D’après le Medd, ces délégations de gestion permettent une meilleure protection de la biodiversité, une gouvernance plus responsable et transparente, une implication renforcée des communautés locales ainsi qu’une valorisation durable de nos ressources naturelles. Sera R.