Corentin Martins : salaire inchangé mais staff boosté
2026-02-23 - 04:25
Corentin Martins vient de rempiler pour une nouvelle saison au poste de sélectionneur. L’ancien milieu de terrain français, qui a déjà su insuffler un vent de fraîcheur à l’équipe nationale depuis son arrivée, a paraphé samedi dernier un contrat d’un an renouvelable. Mais attention, pas de quoi sauter au plafond côté portefeuille : son salaire mensuel reste figé à 10.000 euros, comme lors de sa première campagne, sans le moindre ajustement à la hausse. Selon les déclarations du ministre de la Jeunesse et des Sports malgache, cette prolongation n’a pas touché au nerf de la guerre, à savoir la rémunération du technicien tricolore. « Aucune modification n’a été apportée à son salaire par rapport à la somme perçue lors de sa première année », a-t-il martelé lors d’une conférence de presse, histoire de couper court aux rumeurs qui enflammaient les réseaux sociaux comme un feu de brousse. Et pour cause, l’Etat malgache met la main à la poche à hauteur de 75% de cette enveloppe, laissant les 25% restants à la charge de la Fédération malagasy de football (FMF). Une répartition qui permet à la FMF de ne pas se saigner aux quatre veines, tout en assurant que le sélectionneur ne soit pas laissé sur le carreau financièrement. Mais si le salaire de Martins reste au point mort, le contrat ne manque pas de piment pour autant. Des améliorations notables ont été injectées dans les conditions de travail de l’équipe nationale, histoire de booster le staff technique et d’éviter que les Barea ne tournent en rond comme des lions en cage. Parmi ces upgrades bienvenus, l’arrivée d’un coach assistant et d’un kinésithérapeute, deux renforts qui devraient permettre à Martins de peaufiner sa tactique sans se prendre la tête avec les pépins physiques récurrents. En clair, c’est une façon de muscler le dispositif sans alourdir la facture salariale du patron. En somme, ce nouveau chapitre pour Martins et les Barea ressemble à une partie de poker où la FMF a misé sur la continuité sans tout miser sur l’or. Avec un salaire inchangé mais un staff renforcé, l’équipe nationale espère enfin passer la vitesse supérieure et faire trembler les cadors africains. Reste à voir si cette recette portera ses fruits sur le terrain, où, comme on le sait bien dans le foot malagasy, rien n’est gagné d’avance. Les prochains matchs amicaux et les qualifs pour la Can 2027 seront le juge de paix. Naisa