Déchue de ses fonctions: Harilala Ramanantsoa n’a pas encore été notifiée officiellement
2026-03-14 - 05:07
Harilala Ramanantsoa, désormais ancienne mairesse de la Capitale, ne conteste pas la décision du Conseil d’Etat d’annuler les voix qu’elle a obtenues lors de l’élection du 11 décembre 2024 et par ricochet les résultats du vote. Mais en l’absence de notification officielle d’un acte judiciaire en bonne et due forme, elle reste au poste pour s’occuper de la conduite des affaires courantes. «J’accepte et j’approuve à 100 % la décision de la justice », a déclaré Harilala Ramanantsoa, hier à l’hôtel de ville à Analakely, tout en soulignant que la passation de pouvoir ne peut avoir lieu, tant qu’elle n’a pas été notifiée officiellement. Ce qui n’est pas le cas pour le moment, selon ses dires. Et en attendant, elle continue à gérer et expédier les affaires courantes. De ce fait, elle s’abstient de prendre des décisions majeures liées à la gestion de la ville des Mille. Et suite au constat que les ordures s’amoncellent dans la Capitale depuis ce verdict du Conseil d’Etat, Harilala Ramanantsoa a souligné qu’il s’agit d’une coïncidence, même si elle a évoqué que la CUA rencontre des difficultés financières actuellement. Pour cause, depuis octobre 2025, la Jirama ne s’est pas encore acquittée des redevances sur les eaux usées. Et selon elle, cette situation aurait des répercussions sur les capacités de la ville à assurer convenablement la collecte des déchets dans la ville. Dans la foulée, malgré ce manque de ressources financières, elle a rassuré les employés de la Commune que leurs salaires du mois de mars, seront payés à temps. Cette déclaration intervient dans un climat d’incertitude politique. La victoire a été retirée à Harilala Ramanantsoa, mais n’a pas été accordée non plus à Tojo Ravalomanana. L’élection est à refaire, selon la décision du Conseil d’Etat, alors que la majorité des membres de la Ceni, ont démissionné. A cette allure, la tenue d’une nouvelle élection, risque d’être remise aux calendes grecques. Pis encore, la nomination d’un Président de la délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo, en cas de force majeure, à l’exemple de la démission en bloc des membres de la Ceni, rendant l’organisation de l’élection impossible, serait fort probable. L’Irmar est chassée, le Tim mis à l’écart et la République de la Refondation, a le champ libre pour placer ses pions. N.A