Faux espoirs
2026-02-05 - 06:17
Les grands projets miniers sont en voie d’être relancés, en particulier le gisement de charbon de Sakoa et le bassin pétrolier de Tsimiroro, suite au traitement des permis miniers. C’est la énième fois qu’on parle de relancer ces projets, mais à la fin, on n’a enregistré aucune avancée. Pourtant, eu égard des immenses réserves estimées, on a toujours espéré que les investisseurs miniers se bousculeront au portillon pour exploiter ces richesses existantes. Mais c’est bien le contraire qui se passe. Ils se font désirer et quand les négociations s’entament, leurs exigences sont démesurées. Tel est le cas avec le projet Tsimiroro. D’aucuns ignorent que l’une des principales pierres d’achoppement du projet réside dans la difficulté d’évacuer le produit en cas d’exploitation à grande échelle. Le mauvais état des routes entre Tsimiroro et Antananarivo rend le transport plus que difficile. Et l’une des principales exigences de Madagascar Oil S.A. (MOSA) concerne les travaux que l’Etat malgache doit engager sur cet axe routier pour permettre aux camions de MOSA d’y circuler en toute sécurité.Il est évident que ces travaux nécessiteront d’énormes investissements. L’Etat malgache à lui seul ne pourra pas supporter les investissements requis. Dans ces conditions, il serait plus légitime que les deux parties qui bénéficieront de l’exploitation, de Tsimiroro‘à savoir l’Etat malgache et MOSO)partagentles dépenses en matière d’infrastructure routière Avec toutes les richesses minières qui existent à Madagascar, le pays peut rêver d’une meilleure situation. Et c’est en toute logique que les Malgaches espèrent voir leur pays devenir un des leaders du continent dans le domaine de l’industrie minière, tout au moins en Afrique. L’exploitation de cette ressource apportera beaucoup d’avantages au pays. Rien que sur le plan énergétique, on dépendra moins des importations d’énergie fossile qui, sans aucun doute, portent des coups fatals à nos réserves en devises. L’utilisation de l’énergie fossile est incontournable tant qu’on n’arrivera pas à développer suffisamment les énergies renouvelables, notamment l’énergie hydroélectrique avec la construction de nouveaux barrages. Quant aux énergies solaires et éoliennes, cela demandera encore beaucoup de temps. Avec la richesse du sous-sol malgache, on peut envisager plus d’une dizaine de grands projets miniers. Autrement dit, c’est le moment ou jamais de se lancer dans l’exploitation de toutes ces potentialités. Et on espère tous que cette fois-ci sera la bonne car finalement, on commence à se lasser de ces faux espoirs. Ranaivo Lala Honoré