Filière Cacao: la voix des producteurs s’est fait entendre à l’international
2026-02-19 - 04:26
A l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le cacao 2026, tenue à Genève (Suisse), la voix des pays producteurs s’est fait entendre sur la scène internationale. A l’instar du Premier ministre malgache, Herintsalama Rajaonarivelo, l’ambassadeur Aly Touré, représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales pour les produits de base, s’est érigé en porte-parole des producteurs de cacao. Lors de cette rencontre, il a plaidé en faveur d’une meilleure prise en compte des préoccupations des pays producteurs. En amont de cette rencontre, la délégation malgache s’était minutieusement préparée, notamment à travers les échanges tenus lors de la réunion du Conseil national du cacao (CNC) en janvier à Ambanja, où le renforcement de la filière figurait déjà parmi les priorités. A Genève, le chef du gouvernement a ainsi endossé le rôle de porte-parole des producteurs malgaches, œuvrant à positionner le cacao comme un pilier de la relance économique du pays, fondé sur la valorisation de la production locale et la promotion d’un commerce plus équitable et durable. Durabilité économique à prendre en considération L’Ambassadeur Aly Touré a également insisté lors de son discours devant l’assemblée, le 13 février, que sans les producteurs de cacao, il n’y aurait ni industrie du cacao ni chocolat. Le diplomate ivoirien a également évoqué les principaux défis auxquels font face la production et le commerce mondiaux du cacao, incluant le changement climatique, le vieillissement des plantations, l’accès aux financements, les maladies affectant les cacaoyers sans oublier les difficultés liées à l’accès aux marchés d’exportation. « L’Accord international sur le cacao de 2026 améliorera considérablement l’économie mondiale du cacao s’il est mis en œuvre de manière complète et volontariste », a-t-il insisté. Jean Riana