Filière concombre de mer: l’Etat engage des réformes
2026-02-13 - 04:49
Le ministère de la Pêche et de l’Economie bleue (MPEB) engage la réforme de la filière trépang à Madagascar. Après deux années de suspension des agréments, l’Etat annonce une reprise encadrée, fondée sur la durabilité et la valeur ajoutée. Lors d’une rencontre avec la presse hier à Ampandrianomby, le ministre de la Pêche et de l’Economie bleue, Jaco Chan Kit Waye, a déclaré que « après une évaluation minutieuse des stocks non exportés en 2024, le ministère ambitionne de mettre en place un nouveau cadre réglementaire » qui fixe les quotas d’exportation par opérateur agréé, les tailles minimales de capture, encadre les fermetures saisonnières et interdit strictement l’usage des bouteilles de plongée. Les tailles minimales sont désormais fixées à « 8 cm pour le trépang, 11 cm pour le concombre de mer », a précisé le ministre. Les zones où la holothuriculture est pratiquée seront interdites à la collecte. « L’avenir de la pêche réside dans holothuriculture », a-t-il affirmé. L’exportation des stocks vérifiés de 2024, démarrera avec les espèces non inscrites à l’annexe de la Cites sous réserve de fournir de nouveaux documents. La campagne nationale suivra, sous contrôle renforcé. Concernant la reprise des agréments, elle concerne surtout le Nord-ouest (Sava, Diana, Sofia, Boeny). Pour rappel, la suspension des agréments a touché près de 2.000 pêcheurs. Négociation des prix Sur le plan économique, l’Etat renégocie les prix. Le prix de base à l’export passe de 2,5 à 12 dollars /kg. « Nous avons fixé une fourchette de prix minimum pour maximiser les recettes nationales », a indiqué le ministre Jaco Chan Kit Waye. En aquaculture, le trépang atteint 110 dollars /kg, contre une moyenne de 90 dollars proposée par les opérateurs. Le ministère s’appuie sur l’exemple de la filière crabe. Le prix auprès des pêcheurs est passé de 8.000 à 18.000 Ar/kg. La valeur FOB a grimpé de 1,5 à 3,5 dollars. « Protection de la ressource et hausse des revenus sont compatibles », a souligné le ministre. « La gestion durable et professionnelle est notre priorité », a conclu Jaco Chan Kit Waye. Arh