Football malgache: Briand Andrianirina rejoint CFFA
2026-02-27 - 04:47
Dans un paysage footballistique malgache toujours prompt à s’enflammer, le retour de Briand Andrianirina sur la scène sportive fait couler beaucoup d’encre. De retour à Madagascar après plusieurs années d’exil qui l’ont tenu à l’écart des arènes nationales, cet ancien président de la fédération malgache de kickboxing a rejoint l’équipe dirigeante du CFFA Andoharanofotsy, l’un des clubs emblématiques de l’élite, évoluant en division supérieure. Une reconversion qui pourrait bien être le prélude à de plus grandes ambitions. Ce come-back inattendu n’est pas passé inaperçu dans les couloirs de la Fédération malgache de football (FMF), où les spéculations vont bon train. Briand Andrianirina, figure incontournable du sport malgache avec un passé à la tête de la fédération de kickboxing et des liens avec le judo africain, prépare-t-il un assaut discret vers la présidence de la FMF ? Son intégration au CFFA, club historique qui ne manque pas de panache sur les pelouses de la Grande île, apparaît comme une étape calculée pour consolider sa légitimité dans le monde du ballon rond. Retour en arrière. En 2018, Andrianirina avait déjà tenté sa chance pour la magistrature suprême de la FMF, lors d’une élection houleuse à Sambava. Ancien joueur de l’AS PTT de Sandrandahy dans les années 90, il avait alors mis en avant son expertise en gestion sportive, avec un slogan percutant, « Football power ». Pourtant, le comité exécutif lui avait barré la route, arguant qu’il n’était pas issu du sérail footballistique pur jus. Pour contourner l’obstacle, il avait obtenu une licence de joueur à l’ASPTT de Fandriana et le poste de président du club AZ d’Ambositra, mais cela n’avait pas suffi à inverser la vapeur. Aujourd’hui, avec cette entrée dans la grande famille du CFFA, il semble remettre le couvert, armé d’expériences accumulées au kickboxing et au judo, où il occupe notamment un poste à l’Union africaine de judo. L’arrivée d’Andrianirina au CFFA rebats les cartes. Les observateurs s’interrogent : s’agit-il d’un simple retour aux sources ou d’une manœuvre pour reconquérir la FMF, en jouant des coudes parmi les caciques ? Les prochains mois diront si ce vent de fraîcheur se transforme en tempête, ou si tout cela n’est que poudre aux yeux. Une chose est sûre : dans le sport roi à Madagascar, il n’y a pas de fumée sans feu, et les supporters habitués aux rebondissements, retiennent leur souffle. Naisa