Lutte contre le chômage : « Asa 5.000 ho an’ny Tanora » mis en œuvre à Toamasina
2026-01-26 - 05:51
La lutte contre le chômage des jeunes, franchit une nouvelle étape. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, a officiellement lancé à Toamasina le projet pilote « Asa 5.000 ho an’ny Tanora », destiné à offrir de réelles perspectives professionnelles à 5.000 jeunes de la région Atsinanana au cours des deux prochaines années. Porté par le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTefop), ce programme place la région de l’Est au cœur d’une stratégie nationale visant à repenser l’accès à l’emploi des jeunes, dans un contexte marqué par une forte pression démographique et une précarité persistante. Une réponse concrète à une urgence sociale Chaque année, près de 500.000 jeunes arrivent sur le marché du travail, souvent peu qualifiés et sans diplômes. Face à ce défi structurel et pour lancer ce projet ambitieux, les autorités ont choisi Toamasina, pôle économique majeur du pays grâce à son port, son dynamisme commercial et son fort potentiel multisectoriel. L’objectif est clair : tester un modèle innovant, reproductible à l’échelle nationale, dans la perspective de la mise en place du futur bassin économique de l’Est. Un investissement massif Doté d’un budget global estimé à 12,5 millions de dollars, le programme prévoit un accompagnement individualisé de chaque bénéficiaire, avec un investissement moyen de 2.500 dollars par jeune. Ce financement couvre la formation, l’encadrement technique, ainsi que le suivi post-insertion. Le dispositif s’adresse aux jeunes âgés de 18 à 25 ans, sans distinction de niveau d’études, issus aussi bien des zones urbaines que rurales. Contrairement aux dispositifs classiques centrés uniquement sur l’emploi salarié, « Asa 5.000 ho an’ny Tanora » adopte une approche mixte et réaliste : 75 % des bénéficiaires seront orientés vers la création d’activités génératrices de revenus, notamment dans l’agriculture, l’artisanat et l’innovation locale ; 25 % accéderont à des emplois salariés au sein d’entreprises structurées. Les secteurs ciblés correspondent aux priorités économiques de la région, telles que l’agriculture et l’élevage, les mines, le tourisme durable, la logistique, le transport, les énergies renouvelables et le BTP. Fahranarison