Madagascourt Film Festival : deux grandes étapes célébrées durant cette édition
2026-02-20 - 04:36
Cette année, le Madagascourt Film Festival (MFF), nouvelle appellation des Rencontres du film court (RFC), se tiendra du 20 au 25 février à Antananarivo. Cette édition marque deux événements majeurs à savoir, les 20 ans d’existence du festival, soit deux décennies de promotion du 7e art à Madagascar, dans l’océan Indien et en Afrique, ainsi que l’organisation du colloque sur les Etats généraux des droits d’auteur (EGDA) de la région Sadc. Il y a 20 ans, un projet ambitieux voyait le jour : les RFC, avec pour objectif d’offrir une véritable plateforme aux courts-métrages. Au fil des années, l’événement est devenu un rendez-vous incontournable des cinéphiles, élargissant même son rayonnement à d’autres pays africains. Selon Laza Razanajatovo, hier lors d’une conférence de presse à l’Hôtel de ville Analakely, « Le MFF est le premier festival de film court en Afrique (...) Malgré les difficultés rencontrées durant ces années, MFF court toujours. Raison pour laquelle d’ailleurs, on a choisi le thème “Toujours à l’agonie mais jamais mort” », a-t-il précisé, soulignant au passage que « Ce n’est pas une fatigue, c’est un appel à l’action ». Ainsi, cette édition prend une ampleur particulière. Plus de 700 films ont été inscrits, dont 62 retenus en compétition. « Par ailleurs, environ 300 films seront projetés durant cette édition », a-t-il souligné. Des ateliers et des rencontres Au-delà des projections, le festival met l’accent sur les échanges d’expériences à travers des ateliers et des rencontres. Cette année, une attention particulière sera accordée au patrimoine audiovisuel. Monica Preischl, une spécialiste allemande experte en images d’archives et réalisatrice d’un film consacré à Hitler à partir de ces archives, interviendra notamment. L’objectif étant de dresser un état des lieux de la conservation des images à Antananarivo et à Madagascar. D’autres ateliers aborderont des thématiques variées, notamment la musique à l’image. Le ministre de la Jeunesse et des sports souligne son soutien au festival. « Il soutient surtout les jeunes », explique le ministre en parlant de l’atelier « Tikino ». Ce dernier permet à des jeunes de réaliser un film en trois jours. Une initiative susceptible de susciter des vocations dans les métiers du cinéma. De son côté, Astrid Audibert, coordinatrice du Projet régional de développement des Industries culturelles et créatives (ICC) en Indianocéanie, rappelle l’importance stratégique du secteur culturel. « Les industries culturelles et créatives génèrent 2.000 milliards de dollars de recettes dans le monde », a-t-elle souligné. Un secteur porteur d’emploi en somme, notamment pour les jeunes, et qui ne devrait pas être ignoré. Par ailleurs, le MFF accueillera également le colloque sur l’EGDA de la région Sadc, réunissant des professionnels issus de diverses institutions telles que l’Omda, l’Omapi, la COI, la CUA, l’Apaser, le MCC, le MJS, l’OAPI, la Risa ou encore la Somas. L’objectif est de créer un espace de travail et de dialogue autour de la protection des auteurs, de l’économie de la création et de l’adaptation des cadres juridiques à l’ère numérique. Holy Danielle