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Michaël Randria­ni­rina: “La Ceni n’est plus digne de confiance”

2026-02-05 - 06:17

La corruption foncière et le manque de confiance vis-à-vis de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), fragilisent la démocratie à Madagascar. A Mahajanga devant la population, le président de la refondation, le colonel Michaël Randrianirina, a dénoncé la situation et annoncé un plan de réformes profondes, face l’ampleur des défis. «La corruption est la cause principale des conflits fonciers dans notre pays, privant des familles de leurs terres et menaçant la stabilité sociale », a déclaré, le colonel Michaël Randria­ni­rina au gymnase couvert de Mangarivotra (Maha­janga). Pour remédier à cette si­tuation, il a annoncé la mise en place de commissions ré­gionales et de districts, chargées de corriger les injustices liées à la propriété foncière. Selon lui, ces mesures sont essentielles pour restaurer la confiance des citoyens, régulièrement ébranlés par des pratiques opaques qui génèrent disputes et fractures sociales. Et outre la corruption foncière, la défiance des citoyens envers la Ceni fragilise également la démo­cratie à Ma­dagascar. Dans ce cas, le Colonel Michaël Ran­driani­rina a remis en cause la fiabilité du système électoral. « La Ceni n’est plus digne de confiance aujourd’hui », a affirmé le président, dénonçant les failles de l’institution dans l’organisation des scrutins. Selon lui, une As­semblée nationale de concertation et une révision complète des listes électorales sont indispensables pour garantir des élections libres, transparentes et crédibles. Le président de la refondation insiste sur le lien in­dissociable entre lutte contre la corruption et réforme du système électoral. « Tant que le système n’est pas purifié, aucune gouvernance véritable ne pourra émerger du choix libre du peuple », a-t-il averti. Ces déclarations s’inscrivent dans une stratégie politique plus large, centrée sur l’écoute directe des citoyens et la prise de décision depuis le terrain, une approche qualifiée de « nouvelle méthode » pour mieux répondre aux préoccupations de la population. Cet engagement traduit une volonté forte de transformer en profondeur le système et le processus électoraux à Madagascar. Il ne s’agit pas seulement de corriger des pratiques ponctuelles, mais de réformer les ins­titutions, restaurer la con­fiance et garantir la justice sociale, des défis majeurs pour le pays. Dans ce con­texte, les mesures annoncées à Mahajanga sont un signal fort. La lutte contre la corruption et la consolidation de la démocratie sont désormais au cœur du débat pub­lic malgache. S.A

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