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Mise aux normes: Corentin M. privé du stade Barea pour une seconde saison d’affilée

2026-02-23 - 04:25

Force est de constater que le feuilleton du stade Barea de Mahamasina tourne à la saga interminable, un vrai serpent de mer qui n’en finit plus de ronger le moral des supporters et des acteurs du ballon rond malgache. Samedi dernier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasam­bany, a remis une couche d’huile sur le feu en lâchant ses vérités crues devant les micros. Pas de décision définitive sur la pelouse, le gouvernement est encore en pleine concertation, les auditions ont permis de cocher six des huit recommandations Caf, mais les vestiaires et surtout le rectangle vert restent les deux gros cailloux dans la chaussure. Les études techniques et financières sont bouclées, oui, mais le choix fatidique : gazon naturel, hybride ou synthétique, attend toujours le feu vert du Conseil des ministres. Et cerise sur le gâteau : sans coup de pouce des partenaires privés aux côtés de l’Etat, rien ne bougera. Il faut une solution pérenne, martèle le ministre, pour décrocher en­fin cette fameuse homologation définitive. En clair, on est encore loin d’avoir le sésame pour recevoir du beau monde en fenêtre Fifa. Pour Corentin Martins, le sélectionneur des Barea, c’est un coup dur qui s’ajoute à la pile. Arrivé en janvier 2025 avec la mission quasi impossible de qualifier Madagascar pour la Coupe du monde 2026, il a prolongé son bail d’une année il y a peu, preuve que la FMF et l’État misent encore sur son management et ses résultats encourageants en qualifications. Mais voilà : depuis qu’il a posé ses valises sur la Grande Île, les Barea n’ont jamais foulé la pelouse de Mahamasina en match officiel ou même amical sous sa houlette. Le stade totem, celui qui fait vibrer les 40.000 âmes quand il est plein à craquer, reste muet comme une carpe pour les Zébus. En novembre 2025, lors de sa sortie médiatique, le technicien n’avait pas caché sa peine : il était « triste » de ne pas pouvoir offrir à son groupe l’étreinte brûlante du public malgache, ce 12e homme qui peut faire basculer une rencontre sur un simple cri de guerre. Jouer à domicile, c’est déjà un avantage psychologique énorme en Afrique ; le priver de ce bouillon de culture, c’est comme envoyer ses joueurs au front avec un gilet pare-balles troué. Martins et ses hommes ont dû s’exiler à l’extérieur pour les rendez-vous continentaux, enchaînant les longs voyages et les terrains neutres qui usent les organismes et diluent l’élan populaire. Naisa

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