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Mondial 2030 : un pont de ballon rond entre deux continents

2026-02-12 - 11:19

À Rabat, la Coupe du monde 2030 n’est déjà plus seulement un rêve sportif : elle devient un puissant moteur de rapprochement économique entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Le forum d’affaires tripartite qui s’est tenu mardi 10 février 2025 au complexe Mohammed VI de footbal. Organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Confédération espagnole des organisations d’entreprises (CEOE) et la Confédération des entreprises du Portugal (CIP), la rencontre a rassemblé décideurs publics, chefs d’entreprise et représentants économiques des trois pays. L’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, et le chargé d’affaires de l’ambassade du Portugal, Nuno Gabriel Cabral, étaient également présents. Fouzi Lekjaa, président de la fédération royale marocaine de football et ministre délégué chargé du Budget, a ouvert les débats en rappelant que ce site traduit « la vision éclairée de Sa Majesté le Roi » pour un développement sportif qui dépasse les frontières nationales et profite à la jeunesse continentale et mondiale. Il a également mis en avant le succès récent de la coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc, entièrement réalisée par des entreprises et des cadres marocains. Cette Can a constitué une répétition générale grandeur nature, prouvant que le Royaume est prêt à relever le défi du Mondial. Fouzi Lekjaa a insisté sur l’unicité historique de l’édition 2030 : première Coupe du monde coorganisée entre l’Afrique et l’Europe, marquant le centenaire de la compétition née en 1930. La proximité géographique, les liens historiques et culturels entre les trois pays forment, selon lui, un atout décisif. La complexité logistique a été au cœur de son intervention. Une même équipe nationale pourrait disputer un match à Madrid, le suivant à Marrakech et le troisième à Lisbonne. Cette mobilité inédite exige une coordination sans faille en matière de transports, de sécurité et d’infrastructures. Elle impose aux trois nations de jouer dans la même cour, de mettre en commun leurs forces et de bâtir une organisation homogène qui servira bien au-delà de 2030. Chakib Alj, président de la CGEM, a pris le relais avec une vision résolument économique. « Cet événement très attendu réunit entreprises et décideurs de nos trois pays autour d’une ambition claire et partagée : investir ensemble, innover ensemble et créer de la valeur ensemble », a-t-il déclaré. Pour lui, la Coupe du monde doit devenir un catalyseur de croissance durable, de cohésion sociale et de développement régional. Dans un monde où les chaînes de valeur se recomposent, « avancer seul n’est plus une option ». Il a rappelé comment l’Espagne avait su tirer profit du Mondial 1982 et des Jeux olympiques de Barcelone 1992 pour moderniser ses infrastructures et renforcer son attractivité internationale. Le Maroc suit une trajectoire similaire : doublement de la capacité de six aéroports majeurs, extension de 30 % du réseau autoroutier, mise en service de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, développement des ports Nador Ouest Med et Atlantique. La CAN 2025 a déjà démontré l’impact concret : plus de 2 milliards d’euros de retombées économiques pour environ un milliard investi, plus de 60 000 emplois créés, 3 000 entreprises marocaines mobilisées et des milliers de jeunes formés. Chakib Alj a conclu en ouvrant grandes les portes de la coopération future dans les infrastructures, le tourisme, la technologie, la santé et la formation. La Coupe du monde 2030 offre une occasion en or de concrétiser des partenariats riches et variés, et la CGEM se positionne comme le facilitateur naturel de ces passerelles entre opérateurs économiques des trois pays. Naisa

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