Relèvement post-cyclonique: l’urgence humanitaire dépasse les moyens à Toamasina
2026-02-21 - 06:06
En déclarant l’état de sinistre national, Madagascar a lancé un appel à l’aide internationale. Et autant dire que, les partenaires techniques et financiers de la Grande île ont apporté leur contribution. Mais pour le moment, 57 millions de dollars sont récoltés alors que les besoins financiers nécessaires sont estimés à 151 millions de dollars. Les premières contributions internationales atteignent plus de 57 millions de dollars. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a lancé un appel d’urgence de 7,5 millions de francs suisses et mobilisé un million supplémentaire via son fonds d’intervention rapide, afin de porter assistance à 45.000 personnes. Le Système des Nations unies a, pour sa part, débloqué 5 millions de dollars et lancé un appel global de 60,8 millions de dollars. La Banque mondiale a octroyé 37 millions de dollars et la Chine a contribué à 14 millions de dollars. Ces contributions demeurent toutefois inférieures aux besoins évalués par les autorités, estimés à 151 millions de dollars consacrés à la reconstruction. Cet écart met en lumière une réalité récurrente : la gestion des catastrophes naturelles reste fortement tributaire des financements extérieurs. Cette dépendance soulève la question de la soutenabilité budgétaire et des marges de manœuvre de l’Etat, dont les capacités internes de mobilisation demeurent limitées face à l’ampleur des dégâts. En outre, des appels nationaux aux dons lancés par de nombreuses Communes, dont celle d’Antananarivo, et ceux de nombreuses confessions religieuses ont reçus des échos positifs sans que les résultats ne soient pas encore publiés. Des aides sont acheminées à Toamasina depuis quelques jours. Les réactions post-cycloniques dépassent la dimension humanitaire. Elle interroge sur la capacité de l’Etat à mobiliser rapidement des ressources, à coordonner efficacement les acteurs nationaux et internationaux, à répondre aux attentes sociales dans un contexte d’urgence et à inscrire la reconstruction dans une vision de long terme. Dans ce contexte, e Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, a atterri à Toamasina hier après-midi, accompagné des délégations des Nations Unies conduites par leur Coordonnateur résident à Madagascar, Anthony Ngororano, ainsi que de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, représentée par Caroline Dewast, responsable du département Abris au sein de l’IFRC. Avant-hier, il a appelé les membres du gouvernement à cesser toute dépense inutile afin de concentrer tous les efforts sur le relèvement pos-cyclonique. Tivo Rasam