Sécurité alimentaire: la science trace la voie d’une révolution agricole à Madagascar
2026-02-28 - 05:16
Une délégation de dirigeants du Consultative group on international agricultural research (CGIAR), se trouve actuellement à Antananarivo pour renforcer la coopération scientifique, au service de l’agriculture malgache. Reçus par le gouvernement et la Banque mondiale, ces experts entendent accélérer la recherche pour améliorer la production alimentaire et renforcer la résilience face au changement climatique. Pour le Dr. Simeon Ehui, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale, la science doit jouer un rôle central dans la modernisation agricole et la lutte contre l’insécurité alimentaire. Lors d’un panel organisé jeudi à l’Amphi EGS à Ankatso, chercheurs nationaux et internationaux, dont le Dr. Baboucarr Manneh de AfricaRice et des représentants du Fofifa, ont partagé des solutions concrètes pour bâtir des systèmes alimentaires résilients. Et trois priorités ont été identifiées, à savoir mobiliser les innovations agricoles, renforcer l’investissement public dans la recherche et consolider les partenariats entre institutions, universités et partenaires techniques. Des innovations déjà prêtes à l’emploi Selon les précisions, des technologies adaptées existent déjà : variétés de riz résistantes à la sécheresse, semences enrichies et solutions réduisant les pertes post-récolte. Avec près de 2 millions d’hectares cultivés, le riz malgache affiche un rendement moyen de 2,4 à 2,7 tonnes par hectare, laissant un déficit annuel pouvant atteindre 700.000 tonnes. L’adoption de variétés améliorées pourrait générer jusqu’à 2 millions de tonnes supplémentaires et rapprocher le pays de l’autosuffisance. Dans un contexte climatique incertain, les experts sont unanimes : exploiter le potentiel agricole de Madagascar passe désormais par la science, l’innovation et une coopération renforcée. Fahranarison