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Santé maternelle et infantile: faire des 1.000 jours de l’enfant, une priorité

2026-01-28 - 05:33

Hier jusqu’à demain au Motel à Anosy, le Symposium national sur les 1.000 premiers jours de la vie humaine, de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant, réunit experts, autorités sanitaires et partenaires techniques, pour faire front contre la malnutrition et renforcer l’avenir des enfants malgaches. Et les enjeux sont majeurs, selon la Secrétaire générale du ministère de la Santé publique, représentant la ministre. « L’avenir de Madagascar se joue dès les premiers instants de la vie », a-t-elle souligné, rappelant que cette période conditionne la croissance, le développement cérébral, la santé et les capacités futures de l’enfant. Une situation toujours préoccupante Les chiffres restent alarmants. Près de 40 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, tandis qu’un enfant sur deux est touché par l’anémie. Les femmes enceintes ne sont pas épargnées, avec des carences persistantes en micronutriments, notamment en fer. Des données confirmées par l’Enquête nationale sur les carences en micronutriments, présentée lors du symposium. Ces fragilités compromettent non seulement la survie des enfants, mais aussi le développement du capital humain du pays. « Un enfant mal nourri aujourd’hui, c’est un adulte moins productif demain », ont rappelé plusieurs intervenants. Une priorité nationale Face à ce constat, le gouvernement malgache a fait des 1.000 premiers jours une priorité stratégique. Des programmes, soutenus notamment par la Banque mondiale, visent déjà à améliorer le suivi de la croissance, la prise en charge nutritionnelle, la santé maternelle et néonatale ainsi que la prévention des complications à l’accouchement. L’Unicef, partenaire clé de l’événement, a insisté sur l’urgence d’agir de manière coordonnée. « Les 1.000 premiers jours sont les fondations d’un bâtiment. Si elles sont fragiles, tout s’effondre », a déclaré sa représentante, soulignant la nécessité d’actions basées sur des données scientifiques solides. Selon l’Unicef, près d’un tiers des enfants souffrent d’anémie, tandis que les carences en fer et en zinc continuent d’affecter leur développement cognitif et leur immunité. Chez les femmes, ces déficits augmentent les risques de complications pendant la grossesse et l’accouchement. Fahranarison

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