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Secteur privé: le salaire minimum d’embauche fixé à 300.000 ariary

2026-02-10 - 04:18

Accord trouvé pour une hausse de plus de 14% du salaire minimum dans le secteur privé malgache ! Le Groupement des entreprises de Madagascar (Gem), le Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy (Fivmpama) et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) ont fixé à 300.000 ariary le Salaire minimum d’embauche (SME) pour la catégorie M1. La mesure doit entrer en vigueur le 1er mars 2026, après validation par le Conseil national du travail et de l’emploi (CNTE). La catégorie M1 (Ma­nœuvre) dans le code du travail malgache correspond au niveau le plus bas de la classification professionnelle. Cette classification désigne des ouvriers effectuant des travaux simples ne nécessitant pas de qualification particulière. Par ailleurs, la catégorie M1 regroupe le personnel ouvrier ou employés de maison effectuant des tâches manuelles non spécialisées (ex: aide, nettoyage, portage). Cette décision marque une hausse de plus de 14% par rapport au précédent seuil de 262.680 ariary appliqué depuis mars 2024. Les signataires se félicitent de cette avancée. Ils mettent en avant un climat de concertation constructif. Dans leur communiqué conjoint, ils évoquent «l’excellence du dialogue social au niveau national, et le sens de responsabilité des travailleurs et du patronat ». Deux rounds de négociations Les discussions n’ont pas été simples. Deux séances de négociations ont été nécessaires pour aboutir. Les partenaires sociaux rappellent qu’aucune revalorisation n’avait pu être conclue en 2025. Ils expliquent que « les incertitudes sur l’Agoa et le contexte international n’avaient pas permis de conclure ces négociations en 2025 ». Cette fois, les conditions étaient réunies pour avancer. Le nouveau salaire minimum concernera la catégorie M1, mais aussi les autres catégories selon les grilles applicables. L’accord reste toutefois suspendu à une étape. Le CNTE doit l’entériner pour qu’il devienne effectif. Une fois cette validation obtenue, un décret devrait suivre au niveau du Conseil de gouvernement. Pour les organisations patronales et syndicales, cet accord montre que le dialogue social peut produire des résultats concrets malgré un contexte économique tendu. Les signataires affirment vouloir préserver l’équilibre entre pouvoir d’achat des travailleurs et capacité des entreprises à supporter les charges salariales. Avec ce nouveau seuil, le marché du travail malgache entre dans une nouvelle phase. Les regards se tournent désormais vers le CNTE, dont la décision conditionnera l’application de cette mesure attendue par de nombreux salariés du secteur privé. Arh.

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