Suspicion partout
2026-02-27 - 04:36
Depuis quelque temps, il flotte quelque chose de... dans l’air. Le moindre doute persiste à l’issue de chaque décision. On se regarde du coin de l’œil, on pose des questions, on soupire... Parce qu’à force d’entendre des promesses, puis de voir la réalité en face, il devient difficile de croire sans sourciller. La suspicion est partout. La première grogne se fait entendre du côté de l’école de la magistrature et des greffes, soupçonnée de corruption dans le cadre du concours d’entrée. Il y en a qui parlent de favoritisme et d’opacité. D’autres réclament l’accès aux copies corrigées, l’annulation des résultats provisoires et même la suspension des oraux. Jusqu’ici aucune preuve n’est avancée, juste des suspicions, mais dans un climat déjà fragile, chaque silence et chaque détail flou deviennent suspect. Pendant ce temps, à Toamasina, la suspicion prend une autre forme, c’est celle de l’abandon. Des sinistrés du fokontany d’Analamboanio, touchés par le cyclone Gezani, ont défilé dans les rues pour rappeler aux autorités que, parfois, indignation rime avec frustration. Depuis la catastrophe, ils n’ont reçu qu’un kilo de riz alors que les aident affluent. Alors forcément, on suspecte les responsables. Où sont les aides promises ? Pourquoi certains sont servis et pas d’autres ? Voilà, chaque oubli, chaque petite défaillance nourrit encore... la suspicion. Il faut dire que le pays traverse une période où chaque information est scrutée ou décortiquée. On ne croit plus tout ce qu’on voit. Et le moindre geste devient sujet à débat. Et c’est peut-être ça, le vrai problème car la confiance a quitté la scène depuis belle lurette. Alors, que faire ? Restaurer la transparence, parler vrai, montrer les preuves. Rien d’extraordinaire qui exige des super-pouvoirs. Parce que, franchement, personne ne demande la lune. Rakoto