« Tena kanto 2 »: Poopy modernise ses grands tubes avec les jeunes chanteurs
2026-03-02 - 04:37
Objectif atteint pour Poopy. Hier, au palais des Sports et de la culture, la grande salle affichait complet pour le concert « Tena Kanto 2 ». Mais au-delà de la performance artistique, c’est surtout le pari de rajeunir le public qui a marqué les esprits. En invitant uniquement des jeunes chanteurs à partager la scène avec elle, Poopy a réussi à créer un véritable pont entre les générations. Connue et aimée par la génération 80-90, l’interprète de «Tahak’ izay» a vu ses fidèles fans venir en famille. Parents et ses enfants, la nouvelle génération était bien présente, curieuse de découvrir sur scène celle que leurs aînés écoutaient depuis des années. Et c’est justement l’un des objectifs du projet « Tena Kanto ». « J’ai choisi ces chanteurs, non seulement pour attirer de nouveaux spectateurs, mais surtout pour donner un nouveau souffle à mes compositions », confie-t-elle. Le spectacle a débuté avec « Fanantenana ». Durant la première partie, Poopy a mis en avant ses récentes compositions pour les présenter au grand public, avant de faire monter la température avec « Sambatra ». Puis, place aux jeunes talents, dans la seconde partie. D-Lain a interprété « Ahoana tokoa » avec assurance. Emu, il s’est rappelé de son rêve de devenir choriste de Poopy. Ensemble, ils ont ensuite chanté « Satria Tiako», sous les applaudissements nourris d’un public conquis. Ensuite, Ken a revisité «Sedra » à sa manière, apportant une touche plus moderne au titre. Le duo sur «Afenina» a confirmé la complicité artistique entre les deux générations et de différents styles. Et les surprises se sont enchaînées. Tolotra et Mahefa Kely qui incarnent Fafah et Dadah de Mahaleo, ont repris «Miara mihira», tandis que Tanjona Randrianarivelo a chanté «Raha nofy» et «Fitiavana» en featuring avec Poopy. L’un des moments forts reste l’apparition de Fy Rasolofoniaina, très attendu, qui a revisité «Toa Anao» avant d’enflammer la salle avec « Iray + iray ». Enfin, l’arrivée d’Eric Tahina pour « Tena namana » qui a une fois de plus réveillé les instants mémorables du public dans les années 90. Avec «Tena Kanto 2», Poopy ne s’est pas contentée de remplir une salle. Elle a renouvelé son public, modernisé ses titres et prouvé qu’une artiste peut évoluer sans renier son identité. Holy Danielle